Jacques Bral Peintre

Né à Téhéran en 1948, Jacques Bral fait découvrir ses premières œuvres à l'occasion de deux expositions individuelles et plusieurs expositions collectives en Iran.

Il publie un livre Cahier de dessins, avec Mehrdad Farivar et Kamal Hejazi, durant l'été 1965, et illustre trois des livres de son ami irano autrichien Hamid Sadr.

Arrivé en France en 1966, il y étudie l'architecture à l'école des Beaux-Arts de Paris (atelier Aretch), et fréquente assidûment les ateliers de Montparnasse.

Devenu cinéaste à partir de 1970, il continue néanmoins à crayonner, dessiner, peindre, quel que soit le support qu'il a sous la main. De la serviette de restaurant aux toiles en formats XXL, il a produit plusieurs milliers de dessins depuis. 

Un cinéma dépouillé, peu de traits en peinture : Jacques Bral a le pouvoir de raconter beaucoup en ne montrant que l'essentiel.

 

 

Jacques Bral Cinéaste

Cinéaste rare et secret, Jacques Bral est un scénariste, réalisateur, monteur et producteur français. 

Après une scolarité à l’Alborz High School de Téhéran, Jacques Bral quitte l’Iran pour s’installer en France en 1966 à l’âge de 18 ans. Entre 1966 et 1968, il étudie l’architecture à l’école des Beaux-Arts de Paris (atelier Aretch), puis suit les cours de l’Institut de Formation Cinématographique. 

Il co-réalise le court métrage Quand tout le monde est parti avec Julien Levi et Jean-Paul Leca et réalise alors les deux longs-métrages M-88 (1970) et Frisou (1973) en 16 mm noir & blanc. 

En 1975, il réalise Une baleine qui avait mal aux dents avec Francis Blanche et Bernadette Lafont.

En 1978, Jacques Bral fonde la société de production Les Films Noirs avec ses associés Jean-Paul Leca et Julien Lévi et tourne Extérieur, Nuit  avec Christine Boisson, Gérard Lanvin et André Dussolier, récompensé entre autres par le Prix Perspectives du cinéma français à Cannes et le Léopard de bronze à Locarno.

Il réalise ensuite Polar en 1984, adaptation du roman policier Morgue Pleine de Jean-Patrick Manchette avec Jean-François Balmer dans le rôle principal du détective parisien Eugène Tarpon et avec une apparition de son confrère Claude Chabrol. 

En 1989, il produit Street of No Return (Sans espoir de retour), dernier film cinéma du grand cinéaste américain Samuel Fuller, réalisateur de Shock Corridor et Le Port de la drogue

En 1993, il tourne Mauvais garçon, fable poétique avec Delphine Forest et Bruno Wolkowitch.

Après plusieurs années consacrées à l’écriture, son dernier film, Un printemps à Paris, avec Eddy Mitchell et Sagamore Stevenin, a reçu le Grand Prix de  Police Paris / New-York Festival en 2007.

 En 2012, Jacques Bral tourne Le noir (te) vous va si bien, avec Sofiia Manousha, Lounès Tazaïrt, Grégoire Leprince-Ringuet

 

 



Hommage de Noël Coret, président du Salon d'Automne 2014, à Jacques Bral

(Transcription du discours d’inauguration du Salon d’Automne 2014)

 

"Une révélation : Jacques Bral, que vous connaissez tous…  

Le cinéaste de Extérieur, Nuit, le magnifique, mythique, qui nous rappelle les écrits d’Hermann Hesse.  

C’est un très très grand cinéaste, et je ne savais pas, c’est un très grand peintre.  

Un grand peintre qui a choisi le Salon d’Automne où un espace lui est consacré. Quand j’ai découvert son œuvre, ça a été un véritable choc.  

Jacques a une formation totalement autodidacte,  il a intégré à la fois le mouvement Cobra, il a intégré Basquiat, il a intégré quelqu’un comme Helion, que vous connaissez.  

Toutes ses images sont synthétisées par son propre genre à lui,  tout à fait original et extraordinaire,  avec une qualité pour ceux qui regardent la peinture de près… 

Même si les couleurs ont tendance parfois à klaxonner,  c’est-à-dire à être violentes, volontairement violentes, une qualité de silence assourdissant qui est vraiment sa marque de fabrique. C’est un climat véritablement poétique,  et je suis très très heureux, vraiment, de cet hommage qui est rendu à Jacques Bral."